mardi 18 septembre 2012

Le plus grand défilé du monde


Difficile de comprendre pourquoi le terme de « plus grand défilé du monde » a été choisi. Est-ce en durée, en nombre de participants, pour la longueur du podium ?

Le concept de ce show veut que les "top models" du jour soient des amateurs. Juste des passionnés de mode qui ont été sélectionnés par des professionnels, essentiellement sur leur look. 

En tout cas, beaucoup de badauds se pressaient pour apercevoir un semblant de tenue stylée. La meilleure alternative était sans aucun doute de regarder la diffusion sur écran géant car, en l'absence du sésame permettant d'accéder aux gradins, c'est surtout des lourds décibels de la musique techno dont pouvait profiter le spectateur.

Au final un défilé quelque peu décousu qui s'avère essentiellement une grosse opération de com pour les Galeries Lafayette, organisatrices de l'évènement.






Centre d'entraînement au nouveau féminisme


C'est le quartier populaire de la goutte d'or qu'ont choisi les militantes de FEMEN pour mener leur dernière action. Groupement féministe qui a vu le jour en Ukraine et en Russie en 2010, c’est, le plus souvent, avec des actions seins nus qu’il fait entendre sa voix. Menée à mainte reprise, l’action consiste à défiler topless pour provoquer sans doute, mais aussi pour dénoncer le manque de liberté dont manque les femmes. 

Le défilé d’aujourd’hui, avait pour but de promouvoir un camp d'entraînement que Femen ouvre. L'idée étant d'apprendre aux adhérentes à militer, et à échapper aux représailles de la police. 

Il faut dire que manifester seins nus à Paris se fait sous l'œil amusé des forces de l'ordre et ne provoque pas de réaction extrêmement violente de la part des gens croisés par hasard. Mais, il n'en est pas de même dans tous les pays, notamment ceux où l'intégrisme est légion.

Derrière cette manifestation se dégage un vrai message politique et la présence de la nuée de journalistes sur le terrain tend à le démontrer. Les féministes sont dans la place.








lundi 17 septembre 2012

Les observateurs de Gerhard Richter

Des couleurs, de la matière, de la vie.

Les toiles de Gerhard Richter sont souvent de grands formats et passer devant certaines toiles sans y être comme happé est impossible. Ainsi, chaque visiteur déambule dans le grand espace d'exposition, se pose devant une œuvre, la contemple et fini par entrer dedans. 

Le choix de l'oeuvre semble aléatoire.  Pourquoi une peinture fascine les uns alors que c'est vers la suivante qu'iront les autres ? C'est un mystère. Mais à y regarder de plus près, j'ai trouvé comme un mimétisme entre la toile et son observateur.

Petit jeu sans prétention.






dimanche 16 septembre 2012

Tassinari et Chatel, le savoir-faire à la française

Quand la plus ancienne Manufacture lyonnaise de soieries ouvre ses portes à Paris, c'est pour présenter du beau, du très beau. Raconter son histoire à travers ses collections de soieries, c'est le parti pris par Tassinari et Chatel lors de son ouverture au public des journées du Patrimoine.

Les étoffes de cette maison, habillent depuis des décennies les lieux les plus prestigieux, chargés d'histoire et de richesse. Des couleurs flamboyantes et des motifs minutieux sont présentés aux yeux ébahis des visiteurs du dimanche. Le prestige se découvre à travers des lampas brochés, des velours à dessin aux poils de soie ciselés à la main, des brocarts aux fils d’or et d’argent.  On réalise que certains tissages réalisés à la main ne progressent que de quelques centimètres par jour.

La seule chose qui n'étonne pas, c’est d'apprendre que l'entreprise a reçu le label "Entreprise du Patrimoine Vivant" pour son savoir-faire rare, renommé et ancestral.







samedi 15 septembre 2012

Pleyel


Dans le cadre des journées du patrimoine la société Pleyel ouvre les portes de son atelier de confection à Saint-Denis.

C'est à la rencontre de passionnés que nous nous rendons. Passionnés par les matériaux tout d'abord, ces matériaux nobles dont ils vont extraire le meilleur pour obtenir le summum.  Passionnés aussi par leur travail. Des hommes et des femmes patients, des artisans qui vont répéter leurs gestes en quête perfection. Des passionnés par les produits qu'ils confectionnent et qui deviennent entre leurs mains le fleuron du savoir-faire à la française, internationalement reconnu. 

De ceux qui travaillent le bois en lui donnant les formes idéales à ceux qui travaillent la mécanique, rigoureuse et complexe, en passant par celle qui , au final, extrait l’harmonie idéale, chacun contribue dans sa partie à façonner la note de l'excellence.

C'est au son de leur voix que petits et grands seront happés durant cette visite qui nous a fait découvrir comment naissent lentement ces pianos d'exception.








jeudi 13 septembre 2012

L'amorale photographie

Ce n'est pas moins de 8 intervenants qui se sont succédé pour nous faire part de leur vision sur "la morale photographique".

À l'initiative de l'ARIP (Association de Recherche sur l'Image Photographique) cette journée d'étude s'est déroulée galerie Colbert dans le 2e. Des docteurs, des chercheurs, des thésards nous ont donné leur point de vue à travers plusieurs thématiques, le tout agrémenté de citations et bien évidemment de photographies.

Une journée dense qu'il serait vain de tenter de retranscrire dans cet article ,mieux vaut vous encourager à suivre une prochaine édition.





mardi 11 septembre 2012

Cohésion sociale

Au début les gens râlent un peu. Ils n'ont pas envie qu'on voit leur tête dans le journal, ils ont du travail, ça empiète sur leur pause déjeuner...

Et puis le premier se lance, le visage est figé ; c'est difficile de donner une image de soi. Ses les collègues sont là, observent. Tout le monde voit que l'exercice n'est pas aisé. Un sourire surgit, c'est un sourire nerveux bien entendu. La personne qui partage son bureau pouffe de voir son alter ego si crispé. Alors le cobaye se détend progressivement. Après une vingtaine de déclenchements sa bobine est en boîte.

C'est presque un rituel dans les photos de bureau, l'approche est difficile, puis les gens se prêtent au jeu. Ils y prennent même du plaisir au final. C’est aussi ça le boulot du photographe, créer une complicité éphémère qui permettra de livrer au client la photo qu’il attend.

La photo de groupe c’est la cerise sur le gâteau, l’apothéose, la grande récrée. Un moment de détente comme il y en a peu. Quand la sauce prend, c’est tout le groupe qui finit par se marrer. La photo est rarement exploitable et l’on en refait une autre. Mais à cet instant je jubile.