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samedi 5 janvier 2013

La Poste fait le mur

La programmation de l'Adresse (musée de La Poste) est toujours surprenante et riche. Cette fois encore, vous ne serez pas déçu du détour avec cette expo temporaire dont l'intention est de vous faire aller "Au delà du Street Art".

C'est l'expo familiale par excellence, une expo qui émerveillera les enfants et réconciliera, si besoin est, les adultes avec un art souvent ignoré, voire méprisé. Car c'est bien d'art qu'il s'agit, et les créatifs, du graffiti, au pochoir en passant par la mosaïque ou le papier découpé, ne sont pas des usurpateurs ou des délinquants, mais bien des artistes qui utilisent la rue pour s'exprimer, se railler des codes, critiquer la société, hurler leur message…

Félicitations à La Poste pour cette réhabilitation et pour la diversité des artistes internationalement connus et reconnus qu'elle présente. Hâtez-vous d'aller chercher votre colis d'art urbain et amusez-vous à retrouver certains artistes que vous aurez croisés sans les connaître dans votre quartier.




Au-delà du street Art
Exposition jusqu'au 30 mars 2013
L'Adresse Musée de la Poste
34 bld de Vaugirard 75015 Paris
du lundi au samedi de 10h a 18h
le 1er jeudi de chaque mois jusqu'à 20h
Plein tarif : 6,50 € - Tarif réduit : 5,00 €
Gratuité pour les moins de 13 ans, les postiers et leurs conjoints…





samedi 29 décembre 2012

Le futur c'est aujourd'hui

Une bonne idée de la part du Musée des Arts et Métiers en cette fin d'année que de présenter cette exposition bien documentée : "Et l'homme créa…le robot".

Arts et métiers obligent, l'exposition est didactique. Des ancêtres les automates aux tous derniers androïdes, vous serez emmenés dans un voyage qui fascinera petits et grands et vous transportera du ludique au concret. Industrie, médecine, armement, vous verrez comment tous ces secteurs s'allouent les service des robots, pour des raisons multiples qui sont d'ordre économique ou sécuritaire. Et vous verrez comment ils entrent peu à peu dans nos foyers pour faciliter le quotidien.

Pour profiter pleinement de l'exposition, emboîtez le pas d'un conférencier qui, à forces d'anecdotes, de manipulations et d'explications techniques vous rendra la visite plus agréable encore.

Pour finir, évadez-vous dans la salle obscure qui présente des répliques de ces robots rendus populaires par le septième art. Ainsi vous constaterez que c'est à grand pas que la réalité rattrape la fiction.





Exposition : Et l'Homme créa…le robot
du 30 octobre 2012 au 03 mars 2013
Musée des Arts et Métier
60 rue Réaumur - 75003 Paris
Ouvert du mardi au dimanche inclus, de 10 h à 18 h
Nocturne le jeudi jusqu'à 21 h 30
Plein tarif : 5,50 € - Tarif réduit : 3,50 €

lundi 24 septembre 2012

On a marché sous la dune


Le lieu est flambant neuf et ouvert seulement depuis quelques jours.

La foule se presse et s'émerveille. Ce n'est pas moins de 3000 pièces qui sont exposées au Louvre dans la nouvelle salle dédiée entièrement aux arts de l'Islam

Pour offrir le meilleur aux visiteurs, le Louvre à investi le sous-sol de la cours Visconti qui abrite la collection de nouveau mise à jour. Le clou de la scénographie est sans doute la dune ; Un toit doré, fait de verre et d’acier, qui baigne tout le lieu d'exposition d'une lumière enveloppante.

C'est très riche : des tapis, des céramiques, des éléments d'architecture, des objets d’art décoratif, des mosaïques... Un vaste panel a été constitué, d'une période courant de la fondation de la civilisation islamique au 19e siècle. L'histoire de l'Islam est décrite à travers des objets souvent extrêmement précieux de manière chronologique. C'est l'occasion pour les novices de suivre les grandes périodes de cette civilisation complexe en profitant d'une collection extraordinaire d'objets ancestraux.

Comme l'ouverture est encore toute fraîche, il faudra compter sur une foule venue en nombre pour visiter cette exposition. Si vous êtes agoraphobe, attendez un peu, mais surtout n'hésitez pas à venir vous régaler.







vendredi 21 septembre 2012

Le Grand Bleu



Vous vous rappelez peut-être de l'expo de la SIIAP dont je vous parlais il y a quelques jours. En repassant par hasard à proximité, j'ai vu que deux nouvelles photos étaient présentées. 

Les deux images sont bien cadrées, elle collent au thème de l'exposition. Le format est le même, l'image est mise en valeur dans un cadre noir identique, la légende est similaire dans la forme, mais le support est étonnamment bien moins prestigieux. Alors que toutes les autres photographies sont signées par des auteurs de renom, le nom de celui-ci ne me parle pas.

Pour cause, en prêtant un peu attention, je trouve un cartel également placardé à la manière d'une affiche sauvage. Il dit ceci : “...Au contraire, du SIIAP qui s'enorgueillit d'exposer les "plus grands", le CRIISE* cette année vous propose "le plus petit": Thomas, 13 ans, 1m48...“

Un acte politique qui mérite d'être clair. Le SIIAP fera-t-il enlever ces affiches ? Affaire à suivre...

* CRIISE : Comité Révolutionnaire Informel et International du Squat des Expositions






jeudi 20 septembre 2012

Le 104 : ça recommence


Il y en avait du monde dans la nef centrale de ce lieu de culture parisien.

Les invités, venus nombreux, étaient là pour découvrir un aperçu de la saison 2012 / 2013. Après un discours des maîtres des lieux, en présence de Joana Vasconcelos, chacun a pu observer des bribes de spectacles d'ores et déjà programmés.

Pour ma part, j'ai eu la chance de voir un numéro exceptionnel de la Cie Yoann Bourgeois, dans lequel le danseur-acrobate semble littéralement léviter. Un spectacle visuel d'une poésie à couper le souffle, accompagné d'une violoncelliste virtuose. Ensuite, je suis allé à la rencontre du répertoire de Albin de la Simone, interprété avec une apparente désinvolture et beaucoup de fantaisie. Enfin, chacun pouvait déambuler dans l'expo du moment "Par nature". Comme souvent des œuvres monumentales qui séduiront petits et grands;

Alors plus un instant à perdre : tous au 104 !










lundi 17 septembre 2012

Les observateurs de Gerhard Richter

Des couleurs, de la matière, de la vie.

Les toiles de Gerhard Richter sont souvent de grands formats et passer devant certaines toiles sans y être comme happé est impossible. Ainsi, chaque visiteur déambule dans le grand espace d'exposition, se pose devant une œuvre, la contemple et fini par entrer dedans. 

Le choix de l'oeuvre semble aléatoire.  Pourquoi une peinture fascine les uns alors que c'est vers la suivante qu'iront les autres ? C'est un mystère. Mais à y regarder de plus près, j'ai trouvé comme un mimétisme entre la toile et son observateur.

Petit jeu sans prétention.






samedi 8 septembre 2012

À voir

C'est la rentrée des galeries.

Tous les aficionados de l'art contemporain se retrouvent ce samedi dans les galeries du marais pour découvrir quelques perles ou, simplement, entretenir leur réseau. Le beau temps est de retour et propice à la balade. Les portes sont franchies sans attente
particulière, la durée des visites est proportionnelle à l'intérêt que chacun trouve. Deux galeries ont attiré mon attention en particulier :

Karsten Greve, présente des œuvres de Claire Morgan. C'est un travail très minutieux. Une multitude de petits objets, souvent des d'insectes, sont patiemment transpercés et alignés sur des fils de nylon pour former des formes géométriques simples, d'une légèreté déconcertante.





Chez Perrotin c'est Sophie Calle qui, encore une fois, surprend par son travail situé entre l'enquête, l'écriture et la photographie. Elle a posé une question simple à des aveugles : quelle est la dernière image dont ils se souviennent ? C'est un accrochage sensible et émouvant qui en résulte. Sophie Calle donne à voir ce qui ne l'est plus, l'image est saisissante.


mardi 4 septembre 2012

Un p'tit coin d'paradis

C'est peut-être sous la pluie que vous verrez cette expo, car c'est 170 jours par an qu'il pleut sur l'Ile de France.

Par chance le temps est au beau fixe ce mardi du coté de la Bastille. Et c'est sous un soleil radieux qu'on se délecte de ces tirages gigantesques qui ont pour seul thème la pluie. C'est là l'unique point commun entre les images, car les grands noms de la photographies qui composent ce parterre de tirages géants ont tous leur style bien à eux. 

Alors si vous passez par là, qu'il vente, qu'il pleuve ou qu'il fasse beau, ne passez pas à coté. Ciel il pleut !, c'est l'occasion de mieux connaître le travail des photographes mais aussi l'impact de la pluie dans les grandes villes. 


Sommeil.
Arrivée du 20 km marche femmes des Jeux Olympiques de Pékin (2008).
© Pascal Rondeau / PresseSport


Le déluge.
L’ouragan Katrina, la Nouvelle-Orléans, USA (2005)
© Robert Galbraith / Reuters


Violoncelle, il pleut !
Un musicien sous la pluie, Paris (1966)
© Robert Doisneau / Rapho



lundi 3 septembre 2012

Un p'tit jaune

Attention, cette exposition très sérieuse regroupe de nombreuses pointures de l'art contemporain.

Inscrit à la liste de diffusion d'une célèbre marque d'alcool, j'étais invité, comme bien d'autres, à la présentation de la nouvelle exposition "The mystery spot". Je n'étais pas le seul convié. À peine entré dans l'antre de cette galerie, me voici confronté à une faune bruyante et agitée. Un verre à la main, et certainement pas le premier, les gens déambulent parmi les œuvres et s'attardent parfois pour jeter un oeil intrigué. 

Une lourde sphère de métal se déplace seule dans la salle. D'environ 50 centimètre de circonférence elle percutent les invités et suscite des réactions de plus en plus vives au fil des verres ingurgités. Une trentenaire fend la foule avec son sac d'écolier, ses socquettes et son ruban vert. On pourrait croire une œuvre de l'exposition, mais non, elle aussi, se dirige vers le bar.

Une exposition consommée sans modération ; le mieux pour en savoir plus, c'est d'y aller !





jeudi 30 août 2012

Suivez la tong


Il était temps de se précipiter dans le 16e arrondissement, car elle est étonnante cette expo que propose le pavillon de l'eau à Paris. Elle magnifie des objets rejetés par la mer. Des objets de plastique pour la grande majorité, non biodégradables, qui polluent et tuent les animaux marins.

Les oeuvres exposées et réalisées à partir de ces détritus sont magnifiques. Proche de l'art abstrait et aux couleurs chatoyantes, elles émerveillent. Mais ne croyez pas que le spectateur soit dupe. Il ne passe pas à coté du message des auteurs. Les adultes s'attardent sur les textes didactiques qui accompagnent l'accrochage. Les enfants n'en reviennent pas que l'être humain ne soit pas plus responsable. Ils sont les premiers à comprendre l'intérêt d'alerter les adultes sur leur habitudes de consommation et leur devenir...







mercredi 29 août 2012

C'étaient des enfants

Il est des anniversaires moins joyeux que d'autres et qu'il est pourtant indispensable de commémorer. À travers l'exposition "c'étaient des enfants", la ville de Paris revient sur celui de la Rafle du Vel d'Hiv d'une façon sobre et extrêmement bien documentée. Elle met l'accent sur une partie peu relatée de l'histoire, la rafle de 4.000 petits parisiens âgés de 2 à 16 ans.


Les murs blancs sont recouverts de photos et de dessins de gamins. Les pupitres regorgent de documents d'époque, de journaux intimes, d'affaires ayant appartenues à ces mômes que la barbarie Nazie allait arracher à leur destin.



Un silence de plomb habille cette exposition à voir et à faire voir pour ne jamais oublier.




lundi 27 août 2012

Agonie d'une œuvre monumentale

La troisième édition de la Triennale d'art contemporain a eu lieu à Paris durant 4 mois. Parmi les lieux investis par les artistes, le musée Galiera s'est vu orné d'une sculpture monumentale.

Le sculpteur, El Anatsui, a recouvert l'ensemble de la façade coté jardin et constitué une œuvre intitulée Broken Bridge. Réalisée à base de métal rouillé et de matériel réfléchissant dans son atelier du Niger, l'œuvre vivait aujourd'hui ces dernières heures parisiennes.





mardi 21 août 2012

Neuf Cube


Dans une pièce exigüe du deuxième étage de la mairie du 9e, je suis allé voir une installation d'art contemporain de Louis-Marie Catta.

Plus que l'installation, c'est le concept qui m'intéresse ici. Le lieu ouvre ses porte à un artiste pendant trois mois. Situé à un endroit passant, c'est l'occasion de présenter au grand public de l'art contemporain sans pour autant être une galerie à proprement parlé. Ce dispositif transforme les passants en spectateurs. Ils sont surpris, dérangés, conquis, mais sont rarement indifférents.

N'est-ce point là une fonction de l'art ? : créer de l'émotion...